Ne plus être à la merci du doute et de l’insécurité!

Le doute et l’insécurité sont des malaises très répandus.  L’objet du présent article est de traiter des situations où l’on doute de soi-même et de l’insécurité que ça nous fait vivre.

Débutons par une définition :

Le doute est une interrogation  Douter c’est questionner. L’incertitude nous permet de nous poser des questions et donc de réfléchir. Le doute peut être le pressentiment, l’impression d’une réalité différente. Il s’oppose à la certitude, notion de ce qui est sûr et qui n’est pas discutable
Un excès d’incertitude permanent finit par ronger la personnalité. Il empêche les personnes concernées de pouvoir faire des choix en étant confiant et sûr d’elles. Il peut même les priver de relations avec les autres ou les dégrader puisqu’elles ne peuvent se fier à rien. Vivre dans un tel flou et sans repères n’est pas souhaitable. Cela dégrade la qualité de vie. Le doute est ici bien plus qu’une faiblesse. Mais il faut également se rendre compte que les vraies certitudes sont extrêmement rares, voire impossibles. L’évolution ne peut s’effectuer que par des remises en questions créées par le doute. Un doute créatif n’est pas une faiblesse. Il permet d’aborder un problème avec plus de prudence et de subtilité en écartant les préjugés et les a priori. Mais l’homme a-t-il toujours cette capacité de douter de manière constructive ?  (définition selon l’encyclopédie Wikipedia)

Essayons d’identifier quelle serait la cause du doute excessif.

Est-ce que ces phrases vous disent quelque chose ?

« Ne fais pas ça comme ça, ce n’est pas la bonne façon. »
« Demande à quelqu’un de le faire, toi tu ne sais pas comment. »
« Ne fais pas ceci, ne fais pas cela… »
« Fais attention…. »
« Mais qu’est-ce que tu as fait ??? A quoi tu as pensé ??? »

L’enfant qui a entendu de telles remarques toute son enfance sera marqué par une grande insécurité et  aura beaucoup de difficulté à se fier à son propre jugement.  Il sera littéralement envahi par le doute dans tous ses choix, qu’ils soient anodins ou très importants.  Il recherchera constamment l’approbation des autres.

Ces gens devenus adultes, se disent constamment : « Est-ce que c’est correct ?  Est-ce que j’ai fait ça comme il faut ?  Je suis contente, ce n’est pas moi qui ai fait l’erreur !!! »

On peut identifier deux catégories extrêmes dans les gens qui sont habités par le doute.

Il y a ceux qui doutent constamment et que ça n’empêche pas de passer à l’action et de réussir.

L’exemple de Janette Bertrand est très éloquent.  Quand elle a participé à l’émission Tout le monde en parle, elle a mentionné à quel point elle doute toujours d’elle-même et qu’elle a douté d’elle toute sa vie.  Une vie de réussite incontestable accompagnée d’un doute incessant….

Il y a également ceux qui doutent à un point tel qu’ils en sont paralysés ; ce sont ceux qui n’osent pas :

Ceux qui n’oseront jamais prendre la parole devant un groupe.
Ceux qui ne se lèvent jamais quand on demande un volontaire.
Ceux qui doutent tellement d’eux qu’ils ne se croient pas capables de réussir et qui vont préférer rester dans l’inaction par peur de l’échec.

En fait ce doute incommensurable n’a aucune relation directe avec le potentiel des individus, il relève plutôt de l’imaginaire.  Ce doute a ses fondations sur des croyances limitantes ancrées dans l’inconscient.

Je ne dois pas faire ça, c’est risqué….
Je ne suis pas à la hauteur!
Je ne suis pas bon là-dedans.
Si je fais des erreurs, ce sera terrible.
Si je fais des erreurs, ce sera irréparable.
Entre ces deux extrêmes, on retrouve aussi des gens qui fonctionnent très bien mais qui ont le doute facile.  Ils entendent régulièrement une petite voix : Est-ce correct?  Est-ce que je fais la bonne chose?  Et si je me trompais….  Ce sont des personnes qui se remettent en question très facilement et très souvent.  Quand il y a une erreur, elles ont immédiatement peur de l’avoir commise.

Dans tous ces cas, le moins qu’on puisse dire c’est que le doute est grandement inconfortable et que c’est une énorme perte d’énergie.

Quels sont les symptômes les plus courants :

. se vérifier et revérifier
. se remettre en question continuellement
. avoir peur de l’échec
. avoir peur de se tromper et dramatiser par rapport aux conséquences
. avoir peur du jugement
. avoir peur de se faire chicaner
. avoir un grand besoin de l’approbation des autres
. avoir peur de dire ce qu’on pense ou ressent (douter de la pertinence de ses propos : je ne peux pas dire ça, je n’ai probablement pas raison, cette personne sait de quoi elle parle, pas moi!

On pourrait s’attarder longtemps sur le POURQUOI d’un tel problème mais je crois qu’il est plus utile de se pencher sur le COMMENT se défaire graduellement de l’emprise du doute.

Il y a un aspect très positif qui se cache derrière le doute,  c’est la volonté de bien faire.
Si on considère ça sous un angle d’évolution, le bon doute pourrait tenir le rôle du gardien de la réussite.

Il est très important de  donner au doute sa juste place comme n’importe quelle autre émotion jugée «négative » c’est-à-dire lire son message sans dramatiser et  laisser l’émotion suivre son chemin comme si elle incarnait le rôle d’un messager.  Nous n’avons pourtant pas l’habitude de retenir le facteur quand il livre le courrier! (sauf s’il ressemble à Sean Connery ou Johnny Depp ou Tom Cruise ou….)
Pour les gens qui en ont assez d’être envahis par le doute je suggère les pistes suivantes :

1) Quand vous êtes dans l’indécision et que vous n’arrivez pas à trancher, FAITES COMME SI vous aviez à décider pour quelqu’un d’autre, quelqu’un qui vous fait totalement confiance.

Créez-vous un ami imaginaire dont vous avez la responsabilité : il vient d’une autre planète et ne connaît rien de la vie sur Terre et il est tout à fait heureux de suivre vos conseils!!!  Vous allez être surpris de votre facilité à décider!!!

2) Remplacez vos croyances limitantes par des croyances qui seront aidantes :

CROYANCE LIMITANTE                    CROYANCE AIDANTE

Je ne dois pas faire d’erreur.             C’est en faisant des erreurs qu’on apprend.

Je ne suis pas à la hauteur.                J’ai la capacité d’apprendre et c’est un merveilleux  point de départ

Je n’arrive pas à me décider.            Au fond de moi, je connais la réponse.

C’est risqué, je ne devrais pas…        Qui ne risque rien n’a rien et en plus, j’aurai la fierté d’avoir essayé!

Ce que je fais doit être parfait.          Qui me demande d’être parfait à part moi???

Vous pouvez inventer ou choisir vos propres croyances si celles-ci ne vous inspirent pas.  Le principe est simple, nous n’avons pas à nous demander si la croyance est vraie ou si c’est la plus juste, tout ce qu’il faut c’est qu’elle soit aidante.  Quand vous aurez choisi vos nouvelles croyances, écrivez-les de sorte à les voir souvent : sur le frigo, dans le portefeuille, dans votre chambre à coucher….

3) Ne gardons que l’intention positive du doute.

Je suis en train de finaliser une présentation de vente pour un nouveau client et je me mets à douter de la qualité de mon travail.

Je prends conscience du doute qui m’habite et je lui reconnais son rôle de gardien de la réussite.  Je me reconnecte avec ma motivation de bien faire.  Je reprécise l’objectif de cette présentation et j’évalue ce que ça peut m’apporter.  Si c’est OK, je fais l’inventaire de mes ressources pour ce projet:   je sais préparer des présentations originales et intéressantes, je sais mettre de l’humour pour détendre l’atmosphère, je sais comment mettre les clients à l’aise…
Donc, j’ai tout ce qui faut pour réussir :
a)    la volonté de bien faire
b)    un objectif clair qui est motivant
c)    les ressources nécessaires

4) Faire une critique objective, avec  du recul
Quand je termine une réalisation et que je suis à l’étape de critiquer pour m’assurer que tout me convient, et que je ne vois que du négatif…. je pourrais alors faire la critique comme si ce n’était pas moi qui l’avait réalisé.  Je fais semblant de critiquer le travail d’une collègue à qui je veux donner des pistes d’amélioration. En voyant les choses sous cet angle, je serai sans doute beaucoup moins sévère et plus objective.

5)  Demander l’avis d’un autre mais… ne pas lui donner plus d’importance qu’à votre propre évaluation
Continuez à demander l’approbation des autres si vous en ressentez le besoin, mais…. soyez critiques, retenez ce qui vous semble juste.  Mettez votre opinion sur la même égalité que celle des autres.  Voyez ça comme un complément d’information plutôt qu’une approbation.

6) Se voir à travers les yeux de quelqu’un qui nous aime
Demandez à quelqu’un qui vous connaît bien et en qui vous avez confiance, de vous nommer vos plus grande forces et qualités.   Surtout, ne mettez pas son jugement en doute!!!

7) Fiez-vous à votre intuition
Il est certain que vous avez accès à  la réponse qui est juste pour vous si vous faites appel à votre intuition.  Rappelez-vous que les conditions propices à l’intuition sont le calme et la confiance…. La confiance en vos capacités et la confiance en la vie.

8) Branchez-vous sur votre intention positive
Ne doutez jamais de votre volonté de bien faire, utilisez-la pour réaliser votre potentiel et non pour vous diminuer.

Quelques citations sur le doute :

Douter est une force de l’esprit mais une faiblesse de l’action !

Le doute est le pire de tous les maux car il les suppose tous.

La beauté est une des rares choses  qui ne font pas douter de  Dieu.

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